WOnderbra orange

Ce soir après une chaude journée, je me suis acheté un truc à boire. Malgré le large éventail de boissons qui s’offrait à moi (dont 20 sortes de coca différentes…), j’ai opté pour un Perrier, vous savez cette célèbre marque d’eau française, la marque qui a pollué les panneaux publicitaires tout l’été. Cette campagne était plutôt bien pensée en misant sur un nom bien connu des Français et sur un symbole – la tour Eiffel – qui symbolise la France dans le monde entier.

Ce coup de pub faisait la promo du nouveau Perrier. C’est donc ce breuvage que je me suis payé en cette belle journée de septembre… Et là ô surprise, c’était bel bien du Perrier, la même flotte que j’avais bu une belle matinée de mai 2011. Mais alors, était-ce donc le même produit ? Je le crains fort. Pourtant la campagne de ce printemps avait tout pour nous mettre l’eau à la bouche : une marque réputée, un « nouveau » produit, j’entends un nouveau packaging, des effets stylistiques très modernes et, comble du comble, une belle polémique reprise dans les médias. En fait, tout reposait sur la nouvelle forme de la canette : désormais, le produit est vendu dans une canette plus étroite, du diamètre d’une canette de 25 centilitres, concept que je ne comprends toujours pas d’ailleurs…

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L’objet fini plus étroit est donc plus haut, élémentaire mon cher Watson… Plus haut si le produit est debout ou plus long s’il est couché. Et c’est là que ça a fait boom ! La commercialisation de ce « nouveau » produit a donc fait l’objet d’une affiche très suggestive, dirons-nous : une femme dans la force de l’âge tenant ladite canette de manière à suggérer la pratique appelée « inflation » par Rachida Dati. Pour ceux qui n’auraient pas compris, je vous invite à vous renseigner à ce sujet… Cette pose était de surcroit accompagné du slogan évocateur « J’en ai jamais vues d’aussi longues ! ». Cette allusion ma foi bien tournée été en quelque sorte le feu d’artifice que les milieux soit féministes, soit puritains (que je prends garde de ne pas mettre dans le même sac) se sont empressés d’allumer.

Et voilà le tour est joué : un peu de packaging moderne en reprenant la canette des boissons énergisantes très en vogue ; une affiche bien ficelée avec des allusions au cul ; et un slogan volontairement ambigu, de manière à créer une polémique. En somme, pour vendre, il faut miser sur un emballage dans l’air du temps et surtout sur le cul !

Avouez d’ailleurs que l’image de couverture (si je puis dire…) empruntée aux champions de chez Wonderbra a quand même attiré votre regard en passant rapidement sur la page…